Bout à bout, ouvrez les guillemets

Bout à bout, ouvrez les guillemets



Alors vous l'aurez délivré de tous
ses automatismes et rendu à sa véritable
liberté. Alors vous lui réapprendrez à danser
à l'envers comme dans le délire des bals musette, et cet envers sera
son véritable endroit.


Du fin fond de sa bouche entr'ouverte,
de l'entre-deux de ses cils se dégagent
comme des fumées miroitantes.


L'atmosphère asphyxiante,
dans laquelle nous vivons
sans échappée possible.


°
# Posté le samedi 13 juin 2009 14:13
Modifié le mardi 30 juin 2009 02:15

Like a pen

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Expéditeur : Moi.
Commentaire envoyé le : samedi 07 mars 2009 16:41
Article associé : Grisâtre

Je suis malheureusement amoureuse de toi.


Assis sur le lit moelleux et la chaleur ambiante, la belle personne qui reste encore dans un coin de ma tête, et justement, la belle personne, qui ? Quand ? Où ? Comment ?
C'est comme si je m'asseyais à une terrasse inconnue, dans une ville inconnue, et que je commandais une boisson inconnue, le genre de chose verdâtre qu'on ne comprend pas trop, la chose impalpable, la chose intouchable, la substance qui ne donne envie de rien, tout cela.
Puis se cacher derrière ses monts et ses mots et ne montrer à l'avant qu'une face bien nette et lisse.
Tendrement. Prendre des choses dans la boîte, prévoir une cueillette de cerises rouges.
Le pot de fluff est assez bizarre, la pâte visqueuse et les fraises un peu trop mûres. Mais tout ça sent bon.
Nuit chaude, été, presque, trente et quelques, mauvaises positions.
La schyzophrénie qui semble parfois atteindre certaines parcelles, la conduite autour des champs de tournesols mit-cuits au blé tendre, les graines qui parsèment le sol.
LIKE A PEN ///
# Posté le samedi 23 mai 2009 16:43

A part nos vies qu'on laisse de côté

A part nos vies qu'on laisse de côté














Tu es trop timide, Julien.
Julien, tu, tu (/ clac), Julien tu devrais encore.
Tu devrais encore, tu sais.
C'est moche, Julien,
c'est vraiment moche.
Regard (/shhhh), regarde ça.

Non, non, il a raison.
# Posté le dimanche 19 avril 2009 11:55

Trouble is my middle name

Trouble is my middle name

Tu pensais que tu serais heureux, comme ça, à vivre avec un beau voile planté en face de tes yeux. La dentelle était pourtant bien peu épaisse. J'avais mal pour toi, tu sais, très mal. Je te voyais pas à pas et jour après jour t'écraser encore plus, te prélasser dans quelque chose qui ne t'allait vraiment pas. Tu aurais dû épaissir. T'épaissir, toi et tes petites fioritures décorées. Ton goût pour l'amour et l'amer de tes mots. Tu n'aurais pas dû me dire "Julien, viens, restons ici, ou continuons". Et j'aurais dû me persuader de ma schyzophrénie affective, de mon non-moi. Du fait que je ne peux pas l'être réellement, que je finirai toujours par tourner en bourrique. Comme le chien tentant indéfiniment de se mordre la queue. Tourner, tourner (courir, courir), s'essoufler, avoir les poumons bien noirs, bien crâmés par ce qu'il vient de se passer. Puis : stop. Rewind, on réécoute encore une fois la boucle, la dernière bande, l'ultime.
Finalement, on pourrait bien s'identifier à ce genre de choses.
Ensuite, ré-écouter encore une fois une chanson comme celle-ci, et se persuader qu'elle ne nous fait rien, plus rien. Qu'elle ne nous touchera plus jamais. C'est agréable de se se sentir fort et invincible, fort et invisible. Après s'être démené à être dégoûté, s'être persuadé de n'y voir qu'une chose abjecte et dénuée de toute vie. Le pire, c'était ça. Au fond, après avoir bien gratté et cherché le petit "chose", on se sent bien, encore une fois, bien d'être libéré d'une poids que tout ça pouvait représenter. Bien de se dire qu'on est libre et que les vannes n'ont que très peu été ouvertes. Juste ce qu'il faut.
Et la route n'est pas aussi longue qu'on pouvait penser. Il suffit juste de fermer les yeux, ouvrir un peu les fenêtre pour sentir l'air doucement caresser nos visages, sentir nos poils lentement se dresser. Le mieux, c'est l'averse. Quand doucement tout fond sur notre peau, tout passe par nos pores et rentre bien profondément en nous. On se sent vivant, vivant. Vivant mais pas totalement guéri, biensûr. Les ballades, les jardins, les fleurs, la vie, tout ça reste bien facile devant ce qui nous attend.
C'est ce qu'on disait, ce que je disais. Pourquoi "on", en fait ?
Pour me cacher encore plus, pour tenter de jouer à l'homme invisible et de me fondre la masse.
Je crois que je ne suis même plus conscient de ce que j'écris et de ce que je suis en train de penser, les touches sautent sous mes doigts à une vitesse assez affreuse, je commence à avoir mal aux articulations. Et pourtant. Je continue de m'exciter vaguement sur ce clavier pourri, j'en ai besoin, ça me sidère le mal que je me fais en me resassant des choses complètement stupides et qui, au fond, seront bien vite totalement rayées. Y mettre un bon grand coup de cutter, là, jusqu'au bout. Le crissement des ongles sur la table en verre, la petite cuillère qu'on appuie bien fort sur l'assiette blanche.
J'ai toujours eu besoin d'avoir des périodes en haut, en bas, puis à droite ou à gauche.
En haut, en haut,
en bas.
# Posté le vendredi 20 février 2009 15:12
Modifié le vendredi 20 février 2009 15:36

To be continued

To be continued
# Posté le samedi 17 janvier 2009 02:04
Modifié le samedi 17 janvier 2009 03:07