Tell me the truth

Tell me the truth
Après la fadeur des années passées, le sépia qui a pu se fondre sur la surface de mes histoires, le manque de certaines choses "qui font que" ; je resasse et mélange tout. Le passé fondu avec le présent et l'avenir, les évènements qui remontent à la surface et dégoulinent de toute part. Et toujours cette sensation étrange de différence, de ne pas faire comme les autres, de faire dans le sens contraire, de devoir sans cesse tirer son épingle du jeu, sans rentrer dans le moule. Parfois, je me dis que je ferais mieux de me laisser vivre, ne pas écrire, ne pas chercher, rien. Troquer. Mais en attendant, le besoin de soleil se fait sentir, l'envie de lire doucement, allongé, puis des ballades en vélo, des choses simples, des choses agréables, des choses un peu désuettes, des choses, comme ça. A, ème, o, etc.
# Posté le samedi 10 mai 2008 07:07
Modifié le samedi 10 mai 2008 10:11

C'est sans fin, c'est juste la faim qui me lance vers...

Transi, par tout.
C'est sans fin, c'est juste la faim qui me lance vers...
# Posté le mercredi 23 avril 2008 18:04
Modifié le samedi 10 mai 2008 07:06

Tu cuisines, il regarde

Tu cuisines, il regarde
Je n'aime pas les "je t'aime" lancés à la pelle qui n'aboutissent à rien. Je n'aime pas les étalements d'amour qui ne servent strictement à rien. A rien.
Les quelques mots, "je", "te", "aime", sont des secrets, des trésors, des pierres précieuses, et je n'arrive toujours pas à accepter qu'on puisse les faire sortir du tout au tout à chaque coin de phrase, comme s'il s'agissait d'un "bonjour" ou d'un "merci".
Alors, peut-être que ce que j'écris est méchant, je ne sais pas, un peu hypocrite, égoïste, stupide, ou ce que vous voulez. Mais je sais que l'on peut parfois me reprocher de ne jamais le dire assez, souvent.
J'ai une si grande impression de me dévoiler en les prononçant, comme si je m'ouvrais brutalement avec une force inouïe, comme vider le sac de mes mystères, comme une action violente et profane, infaisable, immorale.
Et je ne peux pas, c'est instictif, c'est automatique, je n'y arrive pas. Peut-être suis-je bloqué, peut-être. Cela peut venir de mon enfance ou d'un manque de confiance en moi. Quelque chose comme ça.
Je sais simplement que ne pas dire ces trois mots ne veut sûrement pas dire que je n'aime pas certaines personnes, bien au contraire. Juste que... voilà. Moi-même ai parfois du mal à comprendre.


Simplement.
Aimer ou ne pas aimer, telle est la question.
# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:33

Vonlenska

Vonlenska
Je pose mon regard sur la table devant moi, et vois des choses comme "je fumais appuyé sur le parapet du quai", "le jour commençait à se faire", "nous sortîmes du bal en nous tenant la main". Puis, je me dis qu'après tout ce sont peut-être d'insignifiantes phrasées qui peuvent me montrer je ne sais quoi. Et je retourne la feuille. Prestement.

Certaines choses font que, hier, aujourd'hui et demain : pas de cours. Les vacances prématurées ne sont peut être que le fruit de "soldes au gouvernement", oui, c'est ça. C'est assez grave de se dire que, oui, on est obligés, au fond. (Alors on se réchauffe comme on peut.)

Dans une semaine : bonheur. Dans deux aussi, j'espère, et dans trois, dans quatre, cinq, six, sept, huit.

J'ai parfois très envie de faire tout valser en tous sens et de fuir lâchement, simplement me désenliser de tout ce qui s'accroche à moi. Mais c'est impossible. Alors je me dis que, peut-être, un jour, oui, je pourrais. Un jour couleur d'orange où enfin le ciel et le reste feront que : hasta la vista, good bye, etc.

Au fond je ne comprends pas vraiment pourquoi j'ai commencé à écrire ni comment, ni rien (d'ailleurs). Je sais juste que, parfois, j'aimerais partir définitivement et profiter du reste avant que tout disparaisse comme une nuée de moucherons.

Les flonflons de la fête.
Et la terre n'y est pour rien.
Pour rien.
# Posté le mercredi 09 avril 2008 12:21
Modifié le mercredi 09 avril 2008 12:37

Now I got it

Now I got it
Photo : Claire-Marine

Mine de rien , il m'en aura fallu du temps pour vaincre ces petits microbes, mettre un terme aux aller-retour canapé-lit. Mais, c'est bon, c'est fini, c'est fini.

Donc, demain. Je modifierai un peu la routine dans laquelle je me suis quelque peu embourbé, retrouverai le chemin du lycée, le bus, les gens, les TPs, les, la, le, etc. Ce n'est peut-être pas si mal tout compte fait. Je commençais à éttoufer un tant soit peu chez moi.

Demain, aussi, il faudra que je pense à poster ma petite lettre du premier avril, que j'écrive un e-mail, que je profite un peu, tout ça. Car demain ce n'est pas tous les jours, deux mains ; c'est assez idiot de se dire que la plupart des mots peuvent être décomposés et que l'on peut en retrouver un ou deux ou trois autres (voire plus, sûrement) caché derrière.

Je raconte des choses dans tous les sens donc, oui, j'avoue que je dois plutôt bien aller. C'est peut-être la montée après le gouffre microbien. Oui, ce doit être ça. Et tant mieux, alors, et pourvu que ça dure, et beaucoup de choses positives, et, et, et.
# Posté le samedi 29 mars 2008 05:06
Modifié le lundi 31 mars 2008 15:31

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