Bonjour PARIS, 21h15

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 04:01
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 15:42

So here I am leaving soon and

So here I am leaving soon and
Il pleut très violemment dehors, je vois le ciel tout gris, je vois des feuilles de figuier qui ont perdu leur vert éclatant, quelques toits de maisons et immeubles, les montagnes que l'on aperçoit de justesse. Je vois la vie et la ville endormie. Les notes de piano doucement m'accompagnent dans ce voyage avorté.

Et étrangement, cela me fait un bien fou. Je me sens calme et apaisé, là, assis devant cet écran d'ordinateur, enfin, bien. Je n'ai pas beaucoup de choses auxquelles penser, ou presque, peut-être, si. Oui. A vrai dire, si je pense, mais sans Nausée, sans rien, je pense dans mon coin avec une plénitude tout à fait sommaire.

La vie et sa simplicité, quintessence d'une existence en pour-parler. Je pense un peu à l'amour et au futur, à ce qui pourra bien m'attendre dans deux ans, deux petites années. Je reste ouvert et ne me bute pas, je sais qu'au fond ça ne servirait à rien, je laisse couler doucement. Le futur s'étend devant moi, et en attendant, le présent, le présent et ce qui va avec. Peut-être qu'au fond nous avons tous un peu peur de l'inconnu et des choses non prévues ? Je ne pense pas. On en a vitalement besoin, besoin de ne pas penser à l'avance, de se laisser glisser (quitte à chuter).

C'est l'écho de la vie,
qui murmure à mes oreilles.
# Posté le dimanche 06 juillet 2008 06:11
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 11:58

Inní mér syngur vitleysingur

Inní mér syngur vitleysingur
Tu penses mourir alors que tu es bel et bien en train de vivre.
Revivre.
Puis avalée, et pleurer.
Car au fond rien n'a de sens, et il n'y en aura jamais.
On ressent des choses ; chaleur, froid.
Des émotions ; bonheur, tristesse.
On pleure, on rit.
Ou bien on ne se retrouve pas alors on s'estime entre-deux.
On vit, et on meurt, pour enfin se dire qu'au fond...





Non, jamais.
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 16:09

Moon river, bord de mer

Moon river, bord de mer

Je suis en pleine période, ou du moins moment, de questionnement et d'intense remise en question, sur tout. Sur moi, sur la vie, sur ma vie, sur ce qui va avec. Sur les vies des autres, aussi, évidemment. Ca donne mal au coeur, tout de même, d'être dans ce genre d'état. On se pose des questions qui fusent dans tous les sens, sur tout, sur rien. Il fait chaud.
Je suis enfermé dans cette chambre, dans cet étrange état comateux. Etat où je n'ai envie de ne rien faire, seulement de me prendre un tant soit peu la tête sur n'importe quoi, n'importe qui. Ecouter de la musique comme je peux, et tenter par tous les moyens d'échapper au travail. Et le téléphone contre l'oreille, doucement posé, avec de doux mots, toujours plus beaux.
Et cet été qui s'offre rien qu'à moi, rien qu'à nous, avec les millions de projets à venir. 28 juillet, 4, 11-12-13, puis 18, et le reste. 15 novembre. La première, le lycée pour une seconde année. Bam.
She speaks through me.
# Posté le lundi 23 juin 2008 05:07
Modifié le lundi 23 juin 2008 11:20

14 13 12 11 etc

14 13 12 11 etc
C'est un peu fou, d'un certain côté, de se dire à quel point notre point de vue et nos sensations peuvent changer du tout au tout, du jour au lendemain. D'un article à l'autre. J'ai maintenant envie de crier des choses si belles, aller sous la pluie et la grisaille de ce terne début juin, observer ce que font mes voisins à travers les carreaux, retourner voir ceux qui ont partagé beaucoup de choses avec moi pendant un an. Dire ce que je veux à qui je veux. Envoyer des tonnes de messages, des messages où je crierais la vérité, qu'elle soit belle ou non. J'ai envie de regarder tous les films que je projette de visionner, de lire des centaines de romans à la fois, commençant tout d'abord par ceux qui attendent sur mon étagère. J'ai envie de voir des concerts, d'attendre dans la queue et me dire que, décidémment, il y a bien trop de monde devant moi. Nous. J'ai tellement besoin de profiter de tout ça, avec mes "même-pas-seize-ans", avec ma naïveté et mon mutisme. Avec tout ce que je peux ressortir de mes entrailles, avec la passion et l'amour que je porte pour toi depuis... Depuis que j'ai réalisé ô combien ça mouvait en moi quand je te parlais, quand j'entendais l'avertissement de l'ordinateur signifant que j'avais reçu un mail, quand tout ça, tu sais. J'ai hâte de faire toutes les choses prévues, boire un café sous la pluie, aller faire mon stage aux musées qui commence lundi, manger japonais dans le parc, faire la fête, glisser des "je t'aime", serrer, fort, fort. Des milliers, des dizaines de milliers d'idées fusent dans mon esprit à cet instant précis. Je ne sais plus où donner de la tête. Et l'avenir qui frappe à la porte, qui arrive à grand pas, les espoirs, et ce que l'on peut appréhender d'une certaine manière. La vie.
# Posté le vendredi 06 juin 2008 09:07
Modifié le vendredi 06 juin 2008 09:19