Et après ? Après, on rêve d'avant.

Et après ? Après, on rêve d’avant.

De quoi avons-nous l'air ?


Je me sens vide, vide et sans idées, sans pensées, neutre. Je me dis : non, arrête, le temps passe vite, l'amour est là, il t'attend, julien, chut. Mais non. Une autre force se bat dans mon esprit, et me pousse à nier ce que j'ai auparavant dit : l'attente, c'est nul.

C'est trop loin, trop loin, trop dur.

Alors, je me mets à rêver, la nuit, ou bien même
le jour. Entre 15h35 et 16h30, je me perds, et je me brouille complètement. Puis ça sonne, et ça monte en même temps. Je me dis qu'il y a une semaine tout pile, j'étais en plein bonheur, que mon seul souci était de me dire : qu'allons-nous faire aujourd'hui ? J'avais des centaines, des milliers, des millions, de papillons qui volaient dans mon ventre. J'en ressortais parfois (même souvent) par la bouche, puis sur les lèvres, furtivement.

Vois ce que je perd, en sang et en eau.

J'attend. J'ATTENDS. C'est dur, bien trop dur. J'attends que le compte à rebours affiche J moins
10, puis J moins une semaine, puis J moins 4, puis
J moins un, puis J tout court. Et là seulement je
pourrai me dire : c'est bon. C'est bon.

Pourquoi viens-tu si tard ?

Photo : l'(an)amour.
# Posté le samedi 31 mai 2008 05:19
Modifié le samedi 31 mai 2008 06:54

A secret place in a lover's arms

A secret place in a lover's arms
Le coeur suspendu au bord des lèvres. Et le reste ?
Je crois que ce sont les choses les plus inattendues, les évènements incontrôlables prenant de folles tournures, ce qui peut apparaître à tout moment sans que l'on n'ait le temps d'y réfléchir ne serait-ce qu'une demie-seconde, qui sont les plus beaux.
Ce genre de petits bonheurs qui viennent frapper à notre porte, qui s'immiscent dans notre vie tout doucement, et qui ne sont pas prêts de s'en aller, non, jamais.
On ne s'attend pas à ça, on se s'attend à rien.
Et je me dis qu'il y a plus de deux ans, je voyais ce fabuleux concert, je me souviens, c'était le 18 juillet, Yann. Je me dis qu'il y a deux ans, ou même qu'un seul, j'étais comme-ci, ou comme-ça. J'avais certains espoirs, j'avais certains regrets, certaines rengaines et certaines joies.

Et aujourd'hui ?
Aujourd'hui est bien différent, à mon avis. J'ai l'espoir de jours (meilleurs) en devenir, du bonheur qui sagement m'attend sur ce fameux pas de porte. J'ai conscience de la chance que j'ai, conscience de beaucoup de choses, et vais en profiter jusqu'à plus soif, à en crever. Retrouver dès que je peux les gouttes de volupté, les absorber du mieux que mon corps le peut, quai B.
Car ce n'est pas tous les jours (que l'on est amoureux).
# Posté le lundi 19 mai 2008 14:44
Modifié le lundi 19 mai 2008 14:58

Tell me the truth

Tell me the truth
Après la fadeur des années passées, le sépia qui a pu se fondre sur la surface de mes histoires, le manque de certaines choses "qui font que" ; je resasse et mélange tout. Le passé fondu avec le présent et l'avenir, les évènements qui remontent à la surface et dégoulinent de toute part. Et toujours cette sensation étrange de différence, de ne pas faire comme les autres, de faire dans le sens contraire, de devoir sans cesse tirer son épingle du jeu, sans rentrer dans le moule. Parfois, je me dis que je ferais mieux de me laisser vivre, ne pas écrire, ne pas chercher, rien. Troquer. Mais en attendant, le besoin de soleil se fait sentir, l'envie de lire doucement, allongé, puis des ballades en vélo, des choses simples, des choses agréables, des choses un peu désuettes, des choses, comme ça. A, ème, o, etc.
# Posté le samedi 10 mai 2008 07:07
Modifié le samedi 10 mai 2008 10:11

C'est sans fin, c'est juste la faim qui me lance vers...

Transi, par tout.
C'est sans fin, c'est juste la faim qui me lance vers...
# Posté le mercredi 23 avril 2008 18:04
Modifié le samedi 10 mai 2008 07:06

Tu cuisines, il regarde

Tu cuisines, il regarde
Je n'aime pas les "je t'aime" lancés à la pelle qui n'aboutissent à rien. Je n'aime pas les étalements d'amour qui ne servent strictement à rien. A rien.
Les quelques mots, "je", "te", "aime", sont des secrets, des trésors, des pierres précieuses, et je n'arrive toujours pas à accepter qu'on puisse les faire sortir du tout au tout à chaque coin de phrase, comme s'il s'agissait d'un "bonjour" ou d'un "merci".
Alors, peut-être que ce que j'écris est méchant, je ne sais pas, un peu hypocrite, égoïste, stupide, ou ce que vous voulez. Mais je sais que l'on peut parfois me reprocher de ne jamais le dire assez, souvent.
J'ai une si grande impression de me dévoiler en les prononçant, comme si je m'ouvrais brutalement avec une force inouïe, comme vider le sac de mes mystères, comme une action violente et profane, infaisable, immorale.
Et je ne peux pas, c'est instictif, c'est automatique, je n'y arrive pas. Peut-être suis-je bloqué, peut-être. Cela peut venir de mon enfance ou d'un manque de confiance en moi. Quelque chose comme ça.
Je sais simplement que ne pas dire ces trois mots ne veut sûrement pas dire que je n'aime pas certaines personnes, bien au contraire. Juste que... voilà. Moi-même ai parfois du mal à comprendre.


Simplement.
Aimer ou ne pas aimer, telle est la question.
# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:33