Les gens sont tous nois ou gris. Avec des choses sombres, ou non, dans les oreilles. Automates ils avancent dans la foule qui grouille. Il y en a de partout, en haut des escaliers, dans les couloirs, au portail, assis sur les bancs, dans le hall, en bas des escaliers, dans les toilettes, cachés. Ils ont tous les yeux ternes et inertes. Comme si l'on avait pris une photo avec un appareil argentique en sautant. Tout est flou, terne mais il y a quand même quelque chose. Des sourcils qui se mélangent avec les yeux et des bouches avec les nez pour ne plus pouvoir percevoir quelque chose. Les visages aux contours barbouillés ne nous disent plus rien. On essaye de rafistoler, de recoudre, de remettre en place, mais non, rien. Rien. Toujours rien.




