Let's dance, litte stranger

Let's dance, litte stranger
Il y a un moment où j'ai failli tout arrêter, encore une fois, laisser tomber tout ceci comme un vulgaire bout de chiffon. Je me suis dit qu'avec le peu de temps qu'il me resterai, qu'avec tout ce qui pourrait arriver, non, je ne pouvais pas continuer. Mais en fait, je ne peux pas vraiment m'en passer. Ce n'est pas gérable, c'est comme ça, que je le veuille ou non. J'ai besoin de ces mots, de cet endroit pour m'exprimer. Je suis peut-être trop inverti pour me déballer devant tout le monde, me dévoiler. Peut-être trop pudique de ce que je fais ou de ce que je suis. Il ne faut pas s'habituer et se plier aux désirs de certaines personnes, il faut les laisser nous accepter. Malgré tout ce qui peut en découdre. Alors maintenant, ça y est, "le train est en marche". Six heures trente, lever, manger, plus ou moins, laver, habiller, partir, froid, bus, monde, monde, encore du monde, classe, cours, etc. Tout ne peut pas être facile, on ne peut pas déshabiller notre vie comme on pousserait une bretelle d'un dos nu. Il y a des creux et des bosses sur cette épaisse peau qu'est la vie. Il faut pouvoir s'apprêter à affronter tous les obstacles, je pense, pour pouvoir réussir. Ne serait-ce qu'un brin de ce qu'on aimerait qu'il nous arrive.


Photo : Carla van de Puttelaar.
# Posté le samedi 08 septembre 2007 16:12
Modifié le samedi 10 novembre 2007 04:55

La rentrée

Je ne sais pas trop quoi penser, je ne sais pas trop quoi en dire de tout ça.
Les "choses" que j'appréhendais se sont révélées sans importance et c'est sur d'autres points que
je m'inquiète maintenant. Après tout, je vois pas pourquoi ça devrait vraiment mal se passer. J'ai besoin
de m'adapter, de prendre le temps de réfléchir, de m'habituer à cette nouvelle "vie" et je pense
que ça ira. J'espère. D'ici là, vous comme moi, il va falloir patienter.Laisser le temps. Attendre.

La rentrée
# Posté le lundi 03 septembre 2007 08:47
Modifié le samedi 10 novembre 2007 04:56

He drinks tea and coffee

He drinks tea and coffee



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J'écoute l'album de Feist en boucle, ce "reminder"
me transporte par le biais de mes malheureuses oreilles. Malheureuses comme mon corps tout entier, qui ne cesse de faire des siennes depuis quelques jours. Entre otites, rhumes, angines et extinction de voix, je crois que je commence à me perdre. Sous miel, maxilase, humex, je ne tiendrai pas très longtemps. Peut-être devrais-je lui laisser du temps, qu'il s'accomode à mon (futur) nouveau régime de vie et à mes nouvelles habitudes. Les chemins qui s'ouvrent devant moi sont autant de routes que celles qui mènent à Rome. Certaines sont piégées, sable mouvant et abres ligoteurs, et d'autres plus pacifistes. Il est bien difficle de faire le choix. J'attend et j'ai peur, devant ce carrefour aux multiples voies. J'ai peur d'attendre. Je tâte, je palpe, de la plante de mes doigts, du bout de mes orteilles, mais rien ne vient à moi. " C'est quand, c'est quand, que la course s'arrête, que l'on jette l'éponge et qu'on rentre en courant ? "

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# Posté le dimanche 02 septembre 2007 08:03
Modifié le dimanche 02 septembre 2007 08:15

Comme une lampe qui diminue

_Made summer go on and on.

Si on a qu'une vie, alors il faudrait plus penser à en profiter plutôt que de la passer à en être déçu. Ne pas prendre le pur pessimisme, "métro - boulot - dodo", ni un optimiste trop exagéré. Il faut arriver à prendre ce qui vient à nous, le garder, le conserver. Profiter de tout sans abuser, faire tous les bons équilibrages. Et c'est dans les moments plus ou moins difficiles que l'on se dit que certains ne devraient pas agir comme ils le font. C'est l'histoire de celui qui n'osait se livrer à personne, assis, là, sur son canapé, les yeux marrons, les cheveux dans les yeux, et les cheveux sur son crâne. Vautré sur ce maudit canapé, une tasse de thé à la main, régime mots croisés - télé. Il avait des crépitements au creux du ventre dès que la sonnette retentissait ; de grandes boules qui se formaient au creux de son estomac. Il avait besoin, magnifiquement besoin, d'être reconnu et choyé. Tel un enfant pourri gâté, dépendant des autres, sa vie ne se résumait plus à grand chose. Parfois il pleurait à s'en faire vomir les larmes par le nez, à se noyer dans ses eaux lacrymales. Et un rare sourire venait parfoit dissiper les orages de ses joues. Le coeur en moins, la glace servant de bouillotte et le feu de glaçons. Il faudrait pouvoir se faire comprendre par tout le monde, des fois. J'ai mal à la gorge.
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Comme une lampe qui diminue
# Posté le vendredi 31 août 2007 03:51
Modifié le samedi 10 novembre 2007 04:57

A petits pas

A petits pas







J'ai connu l'attente et l'abscence pendant
de longues semaines. J'ai connu les pleurs et la
souffrance aux bords des yeux. J'ai connu les crachats
de vomit par le nez. J'ai connu le sang sur la neige glacée, le
contraste d'une vie en surbrillance. J'ai connu la folle déception
d'une vie en noir et blanc. J'ai connu la peur et le dégoût
de ne pas faire mieux. J'ai connu la douleur et
l'enfermement, les hauts et les bas des
montagnes russes. J'ai connu le retour à la no
rmale et la stabilité du ciel de cette journée. J'ai connu
les aléas de la vie, le croisement des coeurs et les rapides per
cutions. J'ai connu la joie et le sourire qui ne peut s'effacer qu'
à travers un couteau dans le coeur. J'ai connu des joies,
j'ai connu des peines. J'ai connu tout ça en quinze
années. Et je suis toujours vivant.








# Posté le lundi 27 août 2007 16:14
Modifié le mercredi 29 août 2007 13:51